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Histoire de la Vendée,
circuit
touristique et historique.
PREAMBULE :
LA VENDEE A TRAVERS LES AGES
par
Robert Kin, Historien. |
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Les traces les plus anciennes datent de 80 000 ans avant J.C. et prouvent
le peuplement de la Vendée à cette époque, à travers des outils retrouvés
à Noirmoutier. De la période du néolithique, de 5 000 à 3 000 avant J.C.,
nous restent Menhirs et Dolmens – Le Bernard, Bazoges en Pareds,
Avrillé-Région de Talmont -.

Aux environs de – 700, arrivée des tribus Celtes, principalement Les
Pictons qui donneront leur nom au golfe qui recouvrait à l’époque le pays.
Les Pictons, hardis navigateurs, parcouraient ce golfe parsemé d’îles et
s’adonnaient au commerce du sel.
Vers – 50, occupation des Romains avec qui les Pictons coopèrent jusqu’à
les aider pour combattre les Vénètes qui occupaient le rivage au nord de
la Loire.
La région est évangélisée dès l’an 350 puis ravagée par les tribus
germaniques (Alains, Vandales, Wisigoths).
800 marque le début des incursions des Vikings qui vont mettre le pays à
feu et à sang jusqu’en 868 qui voit leur défaite par le comte de Poitou.

A partir de 1100 et la baisse du niveau de la mer, de nombreuses terres se
découvrent et les moines fondent les abbayes puis vont mettre en œuvre les
premiers travaux d’assèchement du Marais; Ces premiers travaux se
termineront par le creusement du canal des cinq abbés.
Puis se succédèrent Guerre de 100 ans, Guerres de religions qui à chaque
fois remettent en cause le travail accompli dans le marais.
Nous reviendrons sur cette Histoire dans les lieux que nous visiterons
pour vous dans notre balade à suivre.
Le pire était à venir. La révolution de 1789 est bien accueillie en Vendée
et ouvre l’espoir pour chacun d’avoir sa part dans la distribution des
terres, dans la vente des biens nationaux. Il fallut vite déchanter : les
terres étaient achetées par les bourgeois des villes ainsi que les bien
nationaux. Les nantis des villes achetaient pour leurs enfants des
engagements dans la garde nationale ce qui leur permettaient de servir sur
place alors que le paysan était levé pour aller se battre aux frontières.
Ajoutez à cela la constitution civile du clergé et les troubles ne
tardèrent pas à débuter dès 1791. En mars 1793, premières violences à
Cholet contre la circonscription et le non-respect des idéaux de 1789. Et,
contrairement aux livres d’Histoire scolaires qui prétendent que cette
révolte fut un combat d’arrière garde de curés et de nobles
réactionnaires, elle fut en réalité une révolte paysanne et populaire.

Ces
révoltés ignorant l’art de la guerre, s’adressent à des nobliaux locaux
pour se mettre à leur tête et c’est ainsi que naissent les 3 armées
catholiques et royales, commandées par Bonchamps dans les Mauges (le
marquis de Bonchamps est resté célèbre pour avoir libéré 5 000 prisonniers
républicains que ses hommes voulaient massacrer après la bataille de
Cholet), Cathelineau et d’Elbée dans le bocage et de Charrette dans le
Marais et sur la côte.
De Charrette, quand les révoltés se présentent à sa demeure pour qu’il se
mette à leur tête, essaya de se dérober et devant l’insistance de ces
visiteurs, il leur déclara : « Nous allons tous mourir mais puisque vous
le voulez, allons-y… ».
Une précision utile : le terme CHOUAN ne s’applique pas aux insurgés de
Vendée. Les Chouans opèrent au nord de la Loire et en Bretagne, et ils
sont pratiquement une armée régulière, du moins permanente. Les insurgés
Vendéens prennent le titre d’armée Catholique et Royale et les effectifs
fluctuent en fonction des moissons et des divers travaux domestiques qui
nécessitent la présence du chef de famille.
Le début de la guerre fut favorable aux insurgés (prise de Fontenay) mais
bien vite les défaites arrivèrent : Nantes, Luçon, Cholet enfin. Après
cette défaite, les insurgés comptant sur une aide de l’Angleterre se
lancent dans la virée de Galerne qui les mène après une série de victoires
jusqu’aux portes de Grandville. Et de nouveau, les défaites jusqu’à
l’hallali dans les marais de Savenay, fin décembre 1793. Il n’y avait plus
d’armée Catholique et Royale…

En Vendée, il ne restait que vieillards, femmes et enfants. Dès août 1793,
la Convention ordonne la destruction des maisons et des récoltes, et comme
cela ne suffisait pas elle ordonne l’éradication de la race Vendéenne. S’y
attelèrent, à la tête des colonnes infernales parmi d’autres, les fameux
généraux Tureau et Amiet qui se vantent dans leurs rapports à la
Convention d’écraser femmes et enfants sous les sabots des chevaux pour
économiser les munitions… A la Châtaigneraie, on jette femmes et enfants
dans les fours à pain sous les ordres d’Amiet.
Il est à noter que ces deux tristes personnages, enfants de cette sinistre
République naissante, ont leur nom gravé sur l’Arc de Triomphe à Paris.
Des escarmouches se poursuivent jusqu’au 2 décembre 1794 où enfin la
Convention, après la disparition du tristement célèbre Robespierre,
tentera de mettre fin au conflit. Le 17 février 95, la paix est signée à
Nantes où quelques temps auparavant un autre triste sire de la République
nommé Carrier faisait noyer dans le Loire les prisonniers Vendéens.
Il est possible que de Charrette ait accepté de signer la paix contre la
promesse de lui remettre le Dauphin, futur Louis XVII, prisonnier dans la
prison du Temple et qui était devenu Roi après l’exécution de Louis XVI.

Cette promesse pas tenue, de Charrette reprend les hostilités avec l’aide
de Stofflet jusqu’à sa capture à la Chaboterie le 22 mars 1796 et son
exécution à Nantes le 25.
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